Le Président Trump a indiqué vendredi sur Truth Social qu’il était proche d’une décision finale concernant un possible accord avec l’Iran pour prolonger le cesse‑feu en cours, tout en rappelant ses lignes rouges, dont le contrôle du détroit d’Hormuz.
Trump a précisé que le détroit d’Hormuz « doit être immédiatement ouvert, sans péages, pour un trafic maritime illimité dans les deux sens », ajoutant que les mines seraient retirées et que les navires échoués pourraient repartir. Cette exigence se heurte à la position iranienne, qui, selon le texte, n’est pas disposée à abandonner son ambition de « contrôler le trafic maritime », un détroit par lequel 20 % du pétrole mondial transitait avant le conflit.
Le même jour, le ministre iranien des Affaires étrangères Seyed Abbas Araghchi a publié un message décrivant un appel avec son homologue omanais. Les deux pays auraient « discuté d’Hormuz et de son administration future, conformément à leurs responsabilités souveraines et au droit international ». Cette conversation fait suite à des rapports selon lesquels l’Iran et Oman envisagent un système de péage à long terme pour les navires transitant le détroit.
Araghchi a rappelé la « solidarité de l’Iran avec Oman face à toute menace », faisant écho à la remarque de Trump lors d’une réunion du cabinet, selon laquelle « Oman se comportera comme tout le monde, sinon nous devrons le faire exploser ». Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a ajouté que les États‑Unis n’hésiteraient pas à « imposer de façon agressive des sanctions » à Oman s’il s’impliquait dans le péage.
Selon plusieurs médias cités, l’accord envisagé prolongerait le cesse‑feu de 60 jours et supprimerait les restrictions de navigation dans le détroit pendant cette période, offrant ainsi un créneau aux négociations sur d’autres dossiers, notamment le programme nucléaire iranien. Cependant, les observateurs de marché restent prudents, soulignant que le succès dépend de la coopération de plusieurs acteurs, parmi lesquels les États du Golfe – Oman étant qualifié par Terry Haines de « l’entité la plus importante autour de la table » – et d’autres parties régionales.
L’issue de ces pourparlers déterminera la stabilité du transport pétrolier mondial et la dynamique des relations américano‑iraniennes.