Une nouvelle vague de tensions se profile alors que le Pentagone vient d’élargir sa liste noire aux plus grands groupes chinois accusés d’appuyer l’armée de Pékin.
Parmi les entreprises récemment ajoutées, on retrouve les géants technologiques Alibaba et Baidu, le constructeur de véhicules électriques BYD, ainsi qu’un important fabricant de robots et une société de biotechnologie de premier plan.
Le fait d’être inscrit sur la liste ne déclenche pas automatiquement de sanctions, mais cela complique leurs relations avec le gouvernement américain et expose les sociétés à un risque de réputation accru.
Le gouvernement Washington avait déjà diffusé cette liste en février, pour la retirer quelques minutes plus tard, révélant, selon Bloomberg, que l’administration Trump était « en contradiction avec elle-même » sur la façon de gérer la montée en puissance de la Chine.
« L’administration était en contradiction avec elle-même », a souligné Bloomberg à propos du retrait précipité de la première version.
L’ajout de ces acteurs majeurs marque une escalade symbolique mais concrète dans la rivalité sino‑américaine, rappelant que les décisions de Washington peuvent désormais influencer directement la capacité des entreprises chinoises à collaborer avec les États‑Unis. Le monde des affaires observe, conscient que la ligne entre coopération économique et sécurité nationale devient de plus en plus floue.
Le prochain mouvement de Washington sera scruté de près, car chaque inscription sur la liste 1260H pourrait bien redessiner les frontières de la coopération internationale.