
La sœur du dirigeant nord‑coréen, Kim Yo Jong, a réaffirmé avec force que le pays ne renoncera jamais à son statut d’État nucléaire et continuera à faire croître son arsenal.
Dans une déclaration diffusée dimanche, Kim Yo Jong a qualifié la demande américaine de « rêve anachronique ».
« La demande des États‑Unis de dénucléarisation appartient à un monde disparu. »
Elle a rappelé que Kim Jong Un venait de visiter une nouvelle usine de production de matériaux nucléaires, où il a ordonné une expansion « à taux exponentiel », soulignant que la capacité de produire du combustible d’armes s’est plus que doublée en cinq ans. Le régime a aussi déclaré ne plus être lié à aucun traité de non‑prolifération et exige que les États‑Unis reconnaissent d’abord la Corée du Nord comme une puissance nucléaire avant d’entamer tout dialogue.
La visite imminente du président chinois Xi Jinping à Pyongyang, la première en plusieurs années, renforce l’image d’un Nord‑Corée moins isolé. La Corée du Nord bénéficie désormais d’un soutien tacite de Chine et Russie, qui ont fourni du commerce et même des armes, affaiblissant l’effet dissuasif des sanctions américaines.
De son côté, Washington persiste à placer la dénucléarisation au cœur de toute négociation, même si son levier s’est érodé. Les autorités américaines n’ont pas encore indiqué de changement de stratégie, tandis que Pyongyang considère que « les armes sont la raison pour laquelle le pays n’a pas suivi la voie de gouvernements qui ont abandonné leurs moyens de dissuasion et ont été renversés ».
Le message est clair : tant que la reconnaissance du statut nucléaire ne sera pas accordée, aucune discussion ne pourra s’engager. Le monde observe, tandis que les deux grandes puissances continuent de jouer un rôle décisif dans l’avenir de la péninsule.
Le statu quo nucléaire de Pyongyang se solidifie, et la diplomatie américaine semble à la croisée des chemins.