
Le défi entre le Sénégal et le Maroc ne se limite plus au terrain : une nouvelle plainte du camp marocain a relancé la procédure disciplinaire de la CAF après la demi‑finale de la Coupe d’Afrique des Nations U17.
Depuis plusieurs mois, les deux fédérations s’affrontent devant les instances africaines. À l’issue du match opposant les Lionceaux de la Téranga aux représentants marocains, les autorités du Maroc ont déposé une nouvelle réclamation, reprochant à la partie sénégalaise des irrégularités dont les détails n’ont pas encore été rendus publics. Cette plainte s’inscrit dans une série de recours déjà enregistrés à la suite d’autres compétitions, témoignant d’une rivalité qui dépasse le simple duel sportif.
La Confédération africaine de football a immédiatement ouvert une enquête disciplinaire. Au cœur de l’instruction, les responsables sénégalais Yaya Baldé et Abdoulaye Sow ont été convoqués et entendus par visioconférence devant l’organe disciplinaire. Leur audition vise à permettre aux dirigeants sénégalais d’exposer leur version des faits et de répondre aux accusations formulées par le Maroc.
La CAF n’a pas encore détaillé les griefs exacts de la plainte marocaine.
L’enquête repose sur l’analyse des rapports de match, des témoignages et de tout élément fourni par les deux parties. Aucun calendrier précis n’a été annoncé pour la décision finale, mais la procédure suit le cours habituel des règlements internes de la CAF.
Alors que le football africain continue de croître, ce nouveau litige rappelle que la gouvernance et la régulation restent des enjeux cruciaux, surtout dans les catégories juniors où chaque désaccord peut alimenter des tensions plus larges. Le prochain verdict de la CAF pourrait bien déterminer si la rivalité sénégalo‑marocaine évoluera vers la réconciliation ou vers une escalade supplémentaire.