Les frappes américaines de l’aube ont brisé le calme fragile qui régnait depuis le cesse‑feu du 8 avril, déclenchant une nouvelle vague de tensions entre États‑Unis et Iran au cœur d’un détroit stratégique déjà menacé.
Dans la soirée du 22 mai, le commandement central américain a mené des frappes de légitime défense contre des sites de lancement de missiles et des bateaux supposés poser des mines le long de la côte sud de l’Iran. Le porte‑voix Tim Hawkins a déclaré :
« Nous avons mené des frappes en légitime défense pour protéger nos troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes. »
Le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié ces actions de « violation grossière du cesse‑feu dans la région d’Hormozgan », ajoutant que Téhéran ne laisserait « aucun mal sans réponse ». Dans la même veine, le Guide suprême Ayatollah Mojtaba Khamenei a averti que les États‑Unis perdaient « leur influence au Moyen‑Orient » et que leurs bases « n’avaient plus aucun refuge sûr dans la région ».
Le choc a fait bondir le prix du brent de plus de 4 % et a été suivi d’un incident maritime : selon le UKMTO, une explosion externe a endommagé la coque d’un pétrolier au large d’Oman, sans faire de victimes.
Malgré les hostilités, le secrétaire d’État Marco Rubio a affirmé que « un accord reste à portée de main », précisant que les négociations se poursuivent à Qatar et que le détroit d’Ormuz « sera ouvert, d’une manière ou d’une autre ». Les pourparlers reposent sur un cadre de 14 points prévoyant la libération progressive d’environ 24 milliards de dollars d’actifs gelés.
La Chine, grande importatrice d’énergie, a appelé les parties à respecter leurs engagements de cesse‑feu et à résoudre les différends par des moyens pacifiques. Pendant ce temps, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis de « écraser » le Hezbollah, tandis que les forces israéliennes étendaient leurs opérations au Liban.
Après trois mois d’interruption totale, NetBlocks a signalé une « restitution partielle » de l’accès à internet, marquant la fin du plus long blackout national de l’histoire moderne de l’Iran.
Alors que les lignes de front se redéfinissent, la région attend de voir si la diplomatie pourra contenir une escalade qui menace la stabilité du commerce mondial.