Une accalmie inattendue surgit au cœur d’une zone habitée par la tension : Israël et le Liban, sous l’égide des États‑Unis, ont signé un accord de cessez‑le‑feu et ont relancé les pourparlers pour un règlement durable.
Lors de la quatrième rencontre trilatérale haute‑niveau, qui s’est tenue les 2‑3 juin, les parties ont convenu qu’un cessez‑le‑feu deviendra effectif uniquement si Hezbollah met fin à toutes ses attaques et retire ses combattants de la zone du sud du Litani. Le texte prévoit également la création de « zones pilotes », où seul l’armée libanaise exercera son autorité, excluant toute présence d’organisations armées non étatiques.
« L’avenir des relations entre Israël et le Liban doit être déterminé exclusivement par les gouvernements souverains des deux pays », indique le communiqué conjoint, qui condamne également les actions de l’Iran dans la région et réaffirme l’engagement à poursuivre le désarmement de Hezbollah et l’élimination de son infrastructure.
Le département d’État américain a confirmé que les discussions politiques et sécuritaires se poursuivront la semaine du 22 juin, avec les États‑Unis restant médiateur et garant de la communication entre les deux parties jusqu’à la signature d’un accord complet.
Parallèlement, les hostilités se poursuivent : neuf personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes sur le Liban, tandis que Hezbollah a tiré des roquettes sur le nord d’Israël.
Ces développements ouvrent une fenêtre d’espoir fragile, mais la mise en œuvre concrète du cessez‑le‑feu dépendra désormais de la volonté réelle des combattants à déposer les armes.