Une violente frappe aérienne a transformé l’aéroport international de Koweït en zone d’urgence mercredi, laissant plusieurs blessés et interrompant tout le trafic aérien.
Vers 05 h00 heure locale, des drones et missiles d’origine iranienne ont touché le Terminal 1 de l’aéroport, provoquant des blessures à des passagers et du personnel et infligeant des dommages jugés « importants » à la structure. Le General Civil Aviation Authority a immédiatement suspendé les vols et redirigé les arrivées vers des aéroports alternatifs.
« Il s’agit d’une agression criminelle de l’Iran qui a entraîné d’importants dégâts matériels au bâtiment ainsi que des blessures », a déclaré le porte‑parole du ministère de la Défense, Brig. Gen. Saud Abdulaziz Al‑Otaibi.
Kuwait Airways a annoncé la suspension de toutes ses opérations « en raison des circonstances actuelles, conformément aux normes de sécurité et en coordination avec les autorités civiles de l’aviation ».
Les forces américaines ont confirmé que deux missiles destinés au Koweït se sont désintégrés en vol, tandis que trois missiles visant Bahreïn ont été interceptés par des défenses conjointes américaine et bahreïnie. Le US Central Command a ajouté que « tous les missiles lancés ont échoué à atteindre leurs cibles », et a riposté en frappant une installation militaire iranienne sur l’île de Qeshm.
L’incident survient alors que le cesse‑feu du 8 avril, qui avait limité les hostilités depuis le début de la guerre déclenchée par les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, montre des signes de fissure. L’Iran a blâmé les États‑Unis pour un prétendu ciblage d’une tour de communications sur Qeshm, sans toutefois reconnaître directement l’attaque contre l’aéroport koweïtien.
L’aéroport reste fermé aux vols commerciaux, les autorités continuent d’évaluer l’ampleur des réparations et les tensions régionales demeurent élevées.
Le ciel du Golfe reste sous haute tension, et chaque nouveau tir pourrait déclencher une escalade davantage inattendue.