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Les prix du carburant aux États‑Unis flambent ; face à la flambée, le gouvernement Trump a de nouveau levé l’interdiction de vendre du pétrole russe, une décision qui pourrait calmer les marchés mais suscite aussi de vives critiques.
Depuis le déclenchement du conflit au Moyen‑Orient le 28 février, le coût de l’essence a grimpé de plus de 30 %, dépassant 4 $ le gallon, et le diesel a franchi la barre des 5 $. Pour contenir cette hausse, Washington a prolongé, jusqu’au 16 mai, une dérogation permettant aux pays alliés d’acheter du pétrole russe sans encourir de sanctions. La nouvelle exemption s’applique aux cargaisons embarquées au plus tard le 17 avril et exclut toutefois tout échange impliquant l’Iran, Cuba ou la Corée du Nord.
« La situation dans le détroit d’Hormuz est terminée », a déclaré le président Donald Trump sur les réseaux sociaux, affirmant que l’Iran ne refermera plus le passage.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, contredit toutefois cette promesse, précisant que le détroit restera ouvert « pour la durée du cessez‑feu » qui doit expirer la semaine suivante.
Le Inde profite immédiatement de la remise en vigueur du waiver ; selon le Hindustan Times, New Delhi a commandé environ 30 millions de barils de pétrole russe depuis le lancement de la première dérogation. Le porte‑parole du ministère indien des Affaires extérieures, Randhir Jaiswal, a rappelé que la politique énergétique du pays reste guidée par les besoins nationaux et les conditions du marché.
À Washington, la mesure rencontre l’opposition de plusieurs législateurs républicains qui ont présenté un projet de loi visant à mettre fin à la dérogation, arguant qu’elle alimente le financement de la guerre russe en Ukraine. Le Secrétaire au Trésor, Scott Bessent, avait auparavant indiqué que les waivers antérieurs concernant le pétrole russe et iranien ne seraient pas renouvelés, soulignant ainsi la tension entre la pression pour sécuriser l’approvisionnement et la volonté de sanctionner Moscou.
Cette extension du waiver montre la difficulté pour les États‑Unis de concilier stabilité des prix, sécurité énergétique et objectifs géopolitiques, tandis que les marchés restent à l’affût de la prochaine évolution du conflit au Moyen‑Orient.