
L’Iran et les États-Unis semblent se rapprocher d’un accord potentiel visant à apaiser les tensions régionales, bien que les deux parties maintiennent des positions divergentes sur des enjeux stratégiques cruciaux. Les discussions en cours portent sur un cadre de négociation de 60 jours incluant un allègement des sanctions et la libération de fonds iraniens gelés.
Selon des informations relayées par l’agence de presse Mehr, le projet d'accord prévoit la libération de 24 milliards de dollars d'actifs iraniens bloqués, dont la moitié serait rendue disponible avant même l'ouverture formelle des négociations. Parallèlement, ce cadre diplomatique envisagerait une cessation immédiate et permanente des hostilités sur plusieurs fronts, notamment au Liban.
Le président américain Donald Trump a publiquement affirmé qu'un accord était proche, évoquant l'annulation de frappes aériennes imminentes contre l'Iran. Toutefois, la réalité des progrès diplomatiques reste nuancée par les déclarations des responsables iraniens.
Si des sources diplomatiques citées par Bloomberg indiquent que les négociateurs iraniens ont déjà accepté le deal, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a tempéré ces attentes en déclarant que Téhéran « n'est pas encore parvenu à une conclusion » sur ce dossier.
Malgré l'optimisme affiché par certains responsables, l'agence officielle IRNA a fermement réitéré que certains points demeurent non négociables. Téhéran insiste sur le fait qu'aucun engagement ne sera pris pour céder le contrôle du détroit d'Ormuz, zone stratégique sous administration iranienne depuis le début du conflit en février.
Sur le volet nucléaire, l'Iran maintient une position tout aussi ferme. L'agence IRNA a précisé :
« L'Iran négociera le programme nucléaire uniquement dans le cadre des principes fondamentaux de la République islamique, et des questions telles que le droit de l'Iran à enrichir l'uranium et la conservation du matériel enrichi seront soulignées en vue de leur inclusion dans l'accord final. »
Outre l'allègement des sanctions pétrolières et la levée du blocage naval des ports iraniens, l'Iran réclamerait désormais des engagements de reconstruction s'élevant à au moins 300 milliards de dollars pour compenser les dommages causés durant le conflit. Alors que les marchés financiers ont réagi positivement à l'annonce d'une possible désescalade, la finalisation de cet accord demeure suspendue à la validation politique des plus hautes autorités iraniennes.