
Le cesse‑feu médiatisé par les États‑Unis, entré en vigueur juste après minuit le 17 avril, n’a pas mis fin aux combats le long de la frontière sud du Liban, où Israël et le Hezbollah continuent d’échanger des tirs.
| Période (17 avril‑7 juin) | Air‑strikes israéliennes | Démolitions contrôlées | Opérations de rasage |
|---|---|---|---|
| 3 491 | 407 | 6 |
« Plus d’un million de personnes, soit environ un cinquième de la population libanaise, ont été déplacées depuis le début des hostilités le 2 mars », a déclaré le Premier ministre Nawaf Salam.
Le ministre de la Défense, Michel Menassa, a confirmé ces chiffres lors d’une réunion de cabinet, précisant que les démolitions ont « aplati des villages entiers dans la bande sud‑est du Liban ». Le ministère libanais de la Santé indique que 3 526 personnes ont été tuées et 10 733 blessées depuis le déclenchement du conflit.
Le Premier ministre a averti que l’escalade entre l’Iran et Israël intensifie les vagues de déplacement, poussant le Liban à ses limites d’accueil à Beyrouth, Sidon et ailleurs. Malgré le cesse‑feu, les frappes continuent autour de Beyrouth et dans ses banlieues sud, tandis que le Hezbollah poursuit ses tirs de roquettes vers le nord d’Israël. En riposte, Israël a frappé les banlieues sud‑beyrouthiennes et a mené des frappes en Iran, alimentant un cercle de représailles qui menace d’élargir le conflit au-delà du Liban.
Le président américain Donald Trump a qualifié le cesse‑feu actuel de « tir modéré » plutôt que d’arrêt complet des hostilités, soulignant les limites de l’accord. L’absence de réponse officielle de l’armée israélienne laisse les accusations non confirmées, tandis que le Liban continue de réclamer le respect total du cesse‑feu et une aide internationale pour absorber les déplacés.
Le Liban se trouve à un carrefour critique : la capacité d’absorber les déplacés diminue, et chaque nouvelle escarmouche risque d’alimenter une crise régionale plus vaste.