
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé son intention de maintenir les troupes israéliennes dans les territoires occupés du Liban et de la Syrie, malgré la signature d'un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions accrues, alors que les efforts diplomatiques menés par Washington visent à stabiliser la région.
Benjamin Netanyahu a déclaré lors d'une conférence de presse que les forces israéliennes resteraient dans la zone tampon de sécurité au Liban « aussi longtemps que nécessaire ». Actuellement, Israël occupe environ 570 km² de territoire libanais. Le ministre de la Défense, Israel Katz, a confirmé cette ligne politique, précisant que l'armée ne prévoyait aucun retrait des zones occupées au Liban, en Syrie et à Gaza — où environ 1 000 km² sont sous contrôle israélien — afin de protéger les frontières contre des éléments jihadistes.
Cet engagement contredit les attentes liées à l'accord de cessez-le-feu. Le Premier ministre pakistanais, Shebaz Sharif, avait pourtant annoncé un protocole d'accord prévoyant « la fin immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban ».
La situation reste fragile suite à une frappe israélienne sur la banlieue de Beyrouth survenue dimanche, qui a causé la mort de trois personnes. Cet acte aurait provoqué le mécontentement du président américain Donald Trump, craignant une remise en cause des avancées diplomatiques.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a reconnu des divergences de vue avec Donald Trump, déclarant : « Il y a des moments où nous sommes d'accord, et d'autres où nous le sommes moins. Je suis responsable des intérêts de sécurité d'Israël. »
Bien que Benjamin Netanyahu ait insisté sur le fait que la lutte contre l'Iran constituait une victoire stratégique pour son pays, affirmant avoir « décapité les dirigeants du régime terroriste », la pression s'intensifie à la fois sur le plan international et intérieur. L'opposition israélienne et certains courants de droite critiquent vivement le gouvernement pour son incapacité à empêcher la conclusion de cet accord entre Téhéran et Washington.
La persistance de cette occupation militaire menace désormais la viabilité même de l'accord de cessez-le-feu récemment signé.